112. Serge

Le soleil est rare
Et le bonheur aussi
L’amour s’égare
Au long de la vie

Le soleil est rare
Et le bonheur aussi
Mais tout bouge
Au bras de Melody

Les murs d’enceinte
Du labyrinthe
S’entrouvent sur
L’infini

Ce sont les paroles de la chanson de Serge Gainsbourg, Valse De Melody. Elles me sont venues ce matin, sans rien me demander. Je ne les ai même pas entendues récemment à la radio ou ailleurs et je ne les avais jamais lues avant ce soir. Je m’étonne d’avoir employé son prénom à Gainsboug pour le nommer, habituellement, je dis, Gainsbourg, tout court. Il m’était devenu proche grâce à sa chanson « Je suis venu te dire que je m’en vais », je suis même allé me recueillir devant son cercueil, mais là, avec cette chanson, il l’est encore plus, proche. Je ne sais pas ce qui m’arrive. C’est très étrange ces mots qui s’immiscent dans mon esprit, et surtout, ce besoin que j’ai de les écrire. J’ai l’impression qu’une partie de moi-même jusque-là silencieuse est entrée en communication avec l’extérieur. Ça m’affole presque parfois, je suis comme happé par ça, je n’arrive pas à maîtriser. Il m’est devenu impérieux d’écrire. Je pense que notre esprit nous dit des choses en permanence, sauf que là, je n’arrive plus à les ignorer et je les écris, le barrage rompt, les mots se déversent dans la vallée, les murs d’enceinte du labyrinthe s’entrouvent sur l’Infini ?

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