208. La dormance

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Garnison d’hiver
établir la défense
temps de rentrer rimes et moissons.

Le Malheur, mon grand laboureur, (1)
comme un guetteur mélancolique. (2)
Mais où sont les neiges d’antan? (3)
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble: (4)
j’observe la nuit et la mort. (2)

Vers qui murmurez
mon aridité
dans le je perpétuel
une seule unité
notre place forte

Mais garnison d’hiver
qu’emporterais-je
de ce monde transparent
quand je suis la vitre?
comment repousser l’ennemi
quand l’inutile
logis de vivre

Je capitule
entre seule et drue
en moi-même
éblouissante
cécité des neiges

Henriette

(1) Michaux
(2) Apollinaire
(3) Villon
(4) Ronsard

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