239. Le poète récompensé

image

Mille lieux sous terre, parfois je désespère
Je ne sais pas pourquoi, c’est bien plus fort que moi
J’ai cherché plusieurs fois à défier cette loi
Docteurs, infirmières, à eux j’ai eu affaire

J’ai même déménagé au bord de la mer
On dit que l’air marin fait beaucoup de bien
Ça n’a servit à rien, toujours chagrin revient
J’essaie de le chasser en composant des vers

Sonnet, tanka, haïku, je n’ai d’yeux que pour eux
Pourtant les rimes, les pieds, c’est plutôt fastidieux
Pour se sentir libre, s’imposer des contraintes!?

Autre bizarrerie, paradoxe de plus…
Le poète est ascète pour Cochonfusius
En créant il éprouve de l’amour l’étreinte

Publicités

6 réflexions sur “239. Le poète récompensé

    1. Merci Cochonfusius. J’ai beaucoup aimé l’écrire. C’est assez magique les sonnets, le dernier vers m’a pété à la gueule, j’ai cru le feu d’artifice terminé quand, Boum!, rebelotte avec le tableau de Magritte que je découvrais dans les images google et reboum quand j’en ai appris le nom. C’est comme si Magritte avait fait ce tableau pour mon sonnet, le nom de son tableau s’imposait au poème. J’ai considéré le sonnet comme de la sous-poésie, une poésie pour les gens qui manquaient d’imagination, une poésie pour les personnes coincées qui manquaient de liberté. Je me ravise. En fait, il se passe pour moi en en composant (ça doit être mon troisième…), la même chose que quand j’écris un article, je pars un petit peu à l’aventure, j’ai une idée de départ mais je ne sais pas trop quel chemin elle va prendre, arrive un moment où ça n’est plus moi qui commande, c’est l’idée, c’est un peu comme si c’était elle qui écrivait, j’en deviens son instrument. Je me pose beaucoup de question sur l’écriture, tu l’auras remarqué à travers les questions que je t’adresse. J’éprouve beaucoup de plaisir à écrire et beaucoup d’angoisses à ne pas écrire. J’apprends beaucoup de tes poèmes et de tes remarques. Écris-tu des poèmes en vers dits « libres »? Que penses-tu de ce qualificatif pour désigner ce type de vers? Penses-tu que les vers des sonnets sont moins libres que ceux de poèmes qui sont écrits sans architecture préalable?

      Aimé par 1 personne

  1. Sur tes conseils, et l’envie, mon essaie à la contrainte. Merci

    Le Bal

    Le bal s’ouvre aux danseurs, imprévisibles lecteurs
    Le plancher se fait papier, sous la saccade des pas
    Le musicien jouera, poème à bout de doigts
    Écrivant dans les airs, ses battements de cœur

    Le rythme donne la voie, bien frappé, accrocheur
    Il se fait rendez-vous, par le son du tuba
    Quelques-uns vont dansant, un autre chantonnera
    Avalant les soupirs, les gens se font noceurs

    Les lumières se rallume, le bal touche à sa fin
    Les gens gobent la lune, au canal Saint-Martin
    La nuit retient du jour, la couleur des lampions

    Les amoureux frissonnent, vont jouer leurs musiques
    Sur les pavés glacés, incendient la raison
    Alors le monde s’endort, d’une fatigue érotique

    Aimé par 1 personne

  2. Fastidieux, surprenant. Chansonnier plus que poète j’y ai vu une mélodie, je l’ai habillé d’un refrain que dévoilerai oralement si le texte devient chanson et que l’effet escompté se produit.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s