292. Le mariage d’Esther Ling

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Sous un sapin de Chine, Esther Ling est pensive
Elle s’unit avec la femme de sa vie
Sentiment mêlé de joie et de nostalgie
Ses parents sont absents, ils sont sur l’autre rive

Ça fait longtemps déjà, mais la douleur est vive
Reste son enfant, son amante et ses amis
Ses aïeuls ont été tués par les nazis
Pour la raison qu’ils étaient de confession juive

Pour soigner ses blessures, elle se voue à l’art
Sa musique est douce, ses poèmes sans fards
D’un horizon ténébreux, ils sont l’arc-en-ciel

Dans quelques minutes, elle rejoindra sa belle
Dans leur jardin d’amour, elle sera pour elle
L’épousée aux lèvres distillant lait et miel**

* Fruit de mon imagination
**Cantique des cantiques

La suite de la journée par ici, cardiaques s’abstenir!

https://hortusclosus.wordpress.com/2015/07/31/a-night-2/

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6 réflexions sur “292. Le mariage d’Esther Ling

  1. Un vrai talent et une connaissance de la prosodie*, rehaussés par une infinie douceur et une extrême sensibilité. Ici se dévoile, avec des mots pourvoyeurs de sens, un être profondément humain.

    ( * j’ai compté 13 syllabes au vers n°2 & 14 syllabes au vers n°4)

    Bravo à l’auteure de l’œuvre.

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    1. C’est fait, mais comme tu manies avec dextérité la langue, je me dis que tu pourras peut-être en faire un peu plus pour la grande littérature en me précisant si « distillant » s’écrit avec un s ? La première formule était « qui distillent » mais ça faisait un pied de trop et je savais que tu ne manquerais pas de me corriger. J’ai l’impression que le participe présent, (c’est donc invariable, ne te fatigue pas, merci quand même) est moins relié à « lèvres ». Ça me fait plaisir de parler technique, je suis novice, enthousiaste, et j’ai effectivement des lacunes en « prosodie », comme tu dis. J’irai faire un tour sur ton blog quand j’en aurai fini avec ma nouvelle composition, si j’y arrive… J’ai écris un Tanka, il y a peu de temps, qui s’appelle « funambule », tu le trouveras en inscrivant son titre dans le moteur de recherche, j’y pense en voyant ton « logo ». À bientôt.

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  2. Merci, je rectifie vite fait avant que quelqu’un d’autre ne s’en aperçoive mais je garde en souvenir l’original, vu tes commentaires élogieux, je ne doute pas qu’il servira quand on fera des thèses sur mes poèmes. 🙂

    Sous un sapin de Chine, Esther Ling est pensive
    Elle se marie avec la femme de sa vie
    Sentiment mêlé de joie et de nostalgie
    Son père et sa mère manquent, ils sont sur l’autre rive

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