296. À André LAUDE

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C’est la fin, le poète est au bout du rouleau,
Quelques beaux vers et il paiera l’addition.
Des litres de misère, autant de distorsion,
La facture est salée, il y laisse sa peau.

Nul regrets pour sa vie de céleste clodo
À tenir dans les bars de longues discutions
Sur notre destinée, éternelle question,
À appâter la rime, assis au bord d’un pot.

Familier de l’angoisse, il connaît ses recoins,
C’est en sa présence que la vie se disjoint,
D’une brasure dorée, il crée l’unité.

Éclaireur de l’âme, il est en première ligne,
Contre l’obscurité, ses armes sont ses lignes,
Partout où est la beauté, le monde est sauvé.

https://misquette.wordpress.com/2014/10/11/cinquante-neuf/

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