303. À Chacun son dû*

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Buchenwald, Avril trente huit, c’est l’anniv’ d’Hitler,
Dans la cour d’appel, les prisonniers rassemblés
Doivent saluer le drapeau à croix gammée.
L’un d’entre-eux refuse, son nom est Paul Schneider.

Il est immédiatement conduit au bunker**.
Pendant quinze longs mois il y est torturé,
Accusant les nazis d’être des meurtriers
Soutenant ceux avec qui il vivait l’enfer.

Les SS l’ont tué pour avoir son silence.
De sa foi en Dieu il tenait sa résistance,
« L’apôtre de Buchenwald » était son surnom.

C’est la facilité, le mal nous tend les bras,
Il faut lui résister, de la joie il en va,
Elle est le dû de cet homme qui a dit NON!

*Devise du camp de concentration nazi, « Jedem das Seine »
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**Dans l’aile gauche du bâtiment de la porte aux fenêtres aveugles se trouvaient les cellules redoutées du « bunker ». C’est ainsi que s’appelait la prison du camp qui, de février 1938 jusqu’à la fin, était toujours pleine : 26 cellules de chaque côté de l’étroit corridor, faisant chacune 2,05 m de long et 1,38 m de large, qui pouvaient être chauffées et rendues obscures séparément, avec un châlit relevable et une porte en acier.
Le catalogue officiel des sanctions pour les arrêts : de 3 à 42 jours dans la cellule, isolé ou en groupe, debout pendant la journée, sans possibilité ni de s’allonger ni de s’asseoir, également détention dans l’obscurité et généralement au pain et à l’eau, ne servait que de lignes directrices. Le transfert était arbitraire et se faisait pour des raisons allant du vol, des relations homosexuelles à l’insoumission, en passant par le sabotage, la tentative de fuite ou la résistance ; ces actes étaient sanctionnés comme infraction au règlement du camp. En réalité, la torture dans les cellules étroites durait souvent des mois et se terminait pour beaucoup par la mort. « Interrogatoire jusqu’aux aveux », comme cela s’appelait chez la SS, était le quotidien dans le pire lieu de torture du camp. Ici, des personnes furent torturées à mort, pendues aux barreaux ou assassinées par injection de phénol et d’air. Des surveillants blasés torturaient d’eux-mêmes ou sur demande. Dans la cellule 1, les prisonniers passaient leur dernières heures avant d’être assassinés dans le crématoire.

Source Wikipedia

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