314. Pathos et éros

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La fille le supplie de lui dire qu’il l’aime
Le secoue vivement, puis à ses pieds s’effondre
Lui reste muet, incapable de répondre
Pas la moindre expression sur son visage blême

Le regard est vide, il est absent à lui-même
Elle pleure, crie, elle voit son espoir fondre
De pouvoir de nouveau avec lui correspondre
Le mort-vivant chuchote les mots d’un poème

«Amour que je ne peux chanter, toi, mon linceul
Mon soleil dévasté, ma nuit, je deviens fou
À essayé de t’unir à mes jours atroces»*

Dans le même moment, il ne se sent plus seul
Il porte son amie, l’embrasse dans le cou
Ce sont deux frères siamois pathos et éros

  • Extraits d’un poème de Francis Giauque

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