393. L’ourse et les castors

Une ourse fait les quatre cent pas dans sa grotte,
Murmurant entre ses dents, la gueule baissée ;
« Chaque fois c’est la même chose en amitié,
Au début tout est beau et puis ça part en crotte.

Je ne me ferai plus avoir comme une sotte,
Mieux vaut vivre seule que mal accompagnée ».
Sans attendre, elle fuit de tous la société
Croyant avoir trouvée de son mal l’antidote.

Mais ce dernier ne fait que croître au fil du temps.
N’en pouvant plus, elle saute dans un étang.
Le père castor la sauve de son naufrage,

L’accueille chez lui, écoute tous ses soucis,
Lui déclame de magnifiques poésies ;
Contre son désespoir, il érige un barrage.

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