Satan m’habite

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Noël c’est la fête, les cadeaux, la famille,
La messe de minuit où l’on reprend en chœur,
Qu’un dénommé Jésus est venu en sauveur,
J’y allais à l’époque où je jouais aux billes.

Mais déjà mon salut je le devais aux filles,
Si le libérateur était l’une des leurs,
Je serais à coup sûr un croyant plein d’ardeur,
Toujours au premier rang devant ses bas résilles.

J’aurais au fond des poches, au bout d’un chapelet,
Un petit crucifix que je caresserais.
Certains lecteurs vont dirent que « Satan m’habite ».

Écrit différemment, j’avoue qu’ils n’ont pas tort,
Orthographié ainsi, je ne suis pas d’accord
Car le rire c’est Dieu qui fait une visite.

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3 réflexions sur “Satan m’habite

    1. Je ne comprend pas la question mais je vais y répondre… En fait je viens de changer la fin, auparavant j’avais mis un truc du genre « Le rire c’est le divin qui nous visite » mais encore avant, j’avais trouvé un vers avec cénobite du genre « Le diable est chez les cénobites » pensant que cénobite était associé à une idée d’austérité, mais en faîte ce mot renvoie plus à des personnes qui font le choix de vivre dans une communauté religieuse et comme je ne met pas tous les religieux dans le même sac, entre celui qui en soutane tiens des propos racistes contre Christiane Taubira et le père Jaouen

      http://www.belespoir.com/michel-jaouen/

      par exemple, il y a un gouffre, je suis passé à la seconde solution mais ça ne m’allait toujours pas finalement car je trouvais « cénobite » à mon gout, si je puis dire, alors j’ai introduit une nuance, enfin je crois, Satan n’est pas chez tous les cénobites mais parmi eux. Voilà, peut-être trouverais-je quelque chose de meilleur plus tard. Merci en tous les cas de m’avoir posé une question, ça m’a permis de ne pas y répondre 🙂 et merci de ton commentaire sur « Que ma joie d’honneur » dont la première partie m’a paru aussi énigmatique avec cette histoire de sable mais dont la fin me laisse penser que tu as apprécié le poème.

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    2. Ah! Ca y est j’ai compris, tu fais le lien entre la peinture et le titre, je suis long à la détente…

      Sinon pour compléter mon explication ci-dessus;

      « J’ai trouvé dieu dans les flaques d’eau, dans le parfum du chèvrefeuille, dans la pureté de certains livres et même chez des athées. je ne l’ai presque jamais trouvé chez ceux dont le métier est d’en parler. »

      Christian BOBIN
      Ressusciter

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