Tristes tropiques

Le vent emporte la case en fibro-ciment
Des débris s’écrasent dans la terre boueuse
Le pécheur a senti l’atmosphère orageuse
Mais ne s’attendait pas à un tel ouragan

Maintenant qu’est détruit son frêle logement
Il enfile sans perdre de temps sa vareuse
Pour sauver son navire de la mer houleuse
L’amarrage pourrait lâcher à tout moment

Sur le ponton il est confronté au carnage
Des épaves sont échouées sur le rivage
Au milieu d’elles se trouve son vieux bateau

Une yole orange et bleue qu’il tient de son père
Ses ascendants ont connu bien d’autres galères
Si Dieu le veut il pourra la remettre à l’eau

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