Fausse couche, vraie peine

 

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Crying Girl de Roy Lichtenstein.

Quand elle m’a dit que son bébé était mort
Alors qu’elle en était à trois mois de grossesse,
Son visage a pris l’expression de la tristesse,
Pour cacher ses larmes elle a regardé dehors.

Lorsqu’elle s’est retournée vers moi j’ai vu un trésor,
Son regard était d’une grande joliesse.
Alors même qu’elle était en pleine détresse,
De l’avoir trouvé si beau, j’en ai des remords.

J’ai l’impression d’avoir profité de sa peine,
En même temps si je l’avais trouvée vilaine
Mon embarras serait sans doute bien plus grand.

Ses yeux semblaient me dire « Je suis malheureuse,
Je ne pourrai jamais lui chanter de berceuse,
Cet enfant me manque, tu me comprends Vincent ? »

henry-ford-hospital-1932
Frida Kahlo, 

Hôpital Henry Ford.

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7 réflexions sur “Fausse couche, vraie peine

      1. Oui, à la maternité le lendemain de l’accouchement. Récupérée et adoptée par mes grands parents maternels, ai vécu une enfance très heureuse… 🙂

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