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Cinq.
Homme nuptial,
Aux prémisses de l’aube,
Orant dans la pénombre pour le jour en devenir,
Dans la clarté implacable du soleil à son zénith,
Suppliant son Seigneur pour que s’élèvent les âmes,
Dans la douceur du soleil à son déclin,
Demandant l’apaisement des cœurs indécis,
Au couchant, quand le jour s’enroule dans la nuit,
Recherchant la guidance en viatique de traversée nocturne,
Aux derniers feux éteints, lorsque l’obscurité semble tout avoir vaincu,
Appelant le Ciel à la résurrection des êtres dans le renouveau du jour.
Initiale de l’inconditionné,
Vérité de la Réalité,
Affirmation de l’Un,
Avant, pendant et après toute manifestation du multiple,
Sans que l’Unité ne s’accroisse ou ne diminue.
Surface de la sphère du Trône incommensurable
Enveloppant dans sa miséricorde sans borne
Toutes les sphères
Dans son unique vibration harmonique.
Nul n’a connu, nul ne connaît, nul ne connaitra cette Réalité
Si ce n’est Lui.
LUI !
Secret qui cache un nom manifeste que tout être connaît
Sans pourtant le nommer,
Clé des univers,
Science native déposée dans la graine du cœur de chaque être,
Source de l’océan de l’amour éperdu
Dans lequel se noie sans retour l’amoureux de l’Amour.
LUI !
Dernière demeure de l’ultime science
Dont l’alif fut le berceau.
Car Il est l’origine et la fin,
La pérégrination et l’arrivée,
L’épreuve et le repos.
Il est Lui !
Singulier dans Sa Réalité,
Impair dans Son incomparable solitude,
Nul ne Le seconde.
Sans qualité, Il les possède sans exception !
Sans attribut, Il produit tout être et le dote de ses caractères !
Rien si ce n’est Lui !
LUI !
L’absolu !
Devant lequel le multiple s’efface…
Ni temps ne s’étant déployé,
Ni espace ne s’étant étendu,
Je demeure suspendu entre mon néant et son Essence !
Que ma foi retrouve sa pureté de nature,
Se nourrissant sans cesse de son invocation !
Que ma vision soit mon aveuglement
Afin que ma cécité devienne Sa vision !
LUI !
UN !
PUR !
Jaillissement de la source de camphre,
Être sans limite,
Jubilation du derviche
Quand il atteint le dernier degré de l’échelle.
LUI !
Que mon regard ne saurait atteindre
Sauf à perdre la vue
Et qui, malgré ma négligence,
A fait son nid dans l’alcôve de mon cœur,
Commandant mon inspir et libérant mon expir.
Son nombre est six.
Entre silence et symphonie,
Entre naissance et plénitude
De l’Adam-Êve restauré dans sa pure origine.

Jean d’Armelin

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Pierre Soulages, Outrenoir

http://heraldie.blogspot.fr/2016/05/ha-homme-nuptial-aux-premisses-delaube.html

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