La grandeur d’un Homme

La grandeur d’un Homme
Dépend directement de son
Niveau de vie ;

Plus il devient charitable,
Plus l’individu s’élève.

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19 réflexions sur “La grandeur d’un Homme

      1. Bon, je vais m’y coller… Y’a plus désagréable dans la vie que de répondre à des questions, y a ne pas avoir de questions. T’imagines, on saurait ! Plus de mystère ! En fait c’est difficile à imaginer. Je crois que ça serait insupportable, y aurait de quoi vouloir en finir. Pas de désir, pas de vie. Pour ce qui est du « niveau de vie » c’était relatif au fait qu’on se sent plus ou moins vivant, qu’il y avait des niveaux, bien sûr, je joue avec l’expression usuelle de ces termes. J’aime bien les jeux de mots. Je considère qu’un jeu de mot c’est de la poésie. Il y a un détournement du langage, on le tord. L’effet que ça fait d’ailleurs, si il est bon est l’effet que fait aussi la poésie, les gens souris, il y a comme un émerveillement. Je le dis souvent mais en arabe poésie se dit « sihr allalh » soit « magie autorisée ». Pour ce qui est de notre condition, si je m’en refaire à mes leçons de catéchisme, nous sommes de pauvres pêcheurs. J’allais dire « je plaisante » mais il y a un peu de ça dans la manière dont je vois les choses, nous serions comme des animaux, animés par des instincts, et dépasser notre condition, c’est élever son niveau de vie assez haut pour que l’altruisme prenne le pas sur notre propension à voir en l’autre un casse-croûte. Les religions ont été créés pour ça je crois bien que parfois elles servent au contraire à justifier notre animalité. Je pense que le plus haut niveau de vie, c’est d’être capable de faire le sacrifice de soi-même pour sauver quelqu’un, le geste de charité ultime. Donner sa vie comme on dit. C’est pour ça que Jesus Christ a une telle aura c’est qu’il l’a fait, enfin, d’après ce qu’on dit. Voilà, voilà, et toi tu vas te jeter à l’eau ? Je veux dire pour répondre à la question ! Ne va pas te jeter dans la Seine à moins que tu ai quelqu’un à sauver et que tu t’en sente capable ! Désolé pour les fautes en tous genre, j’ai une pauvre tablette en ce moment, pas facile d’écrire.
        Encore une chose, j’ai entendu le peintre Bram Van velde dire qu’il ne sentait vraiment la vie que dans l’acte de créer. Je trouve aussi que c’est assez jouissif et finalement n’est ce pas altruiste dans la mesure où la beauté sauve le monde ?

        Encore une dernière chose, c’est très agréable d’être lu par qui que ce soit mais quand ce sont par des personnes dont on connait la qualité artistique c’est encore plus fort. Je doute souvent que ce que je raconte intéresse. C’est un peu absurde si tu me lis ça n’est pas pour me faire plaisir mais je ne suis pas à une absurdité prêt, merci de ta fidélité.

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      2. Me suis doublement régalée à te lire … une question en amène une autre n’est ce pas ? Pour moi c’était la facilité de dégainer une question, coincée dans le métro entre une femme qui sentait un parfum lourd et capiteux, un jeune si nerveux que ses ongles étaient en train d’en faire les frais, et une petite dame adressant un monologue à son téléphone …. réfléchir ou écrire était périlleux ! 😉
        Alors zou une p’tite question à la volée pour pas perdre le lien… parce que ça me plaisait cette amorce de partage 😀
        Oh… d’autres questions émergent… (soupire… sourire)
        L’altruisme… est-il une utopie dans notre société qui tend vers l’individualisme ? Existe-t-il vraiment face à l’homme pourtant si égoïste ?

        La force d’une véritable attitude altruiste peut avoir sur nos vie, sur la société tout entière un pouvoir infini… c’est une évidence !
        J’ai ce doux espoir que notre terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix….😇

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      3. Ça me plait bien de t’imaginer dans le métro à me lire, je n’avais jamais pensé que quelqu’un puisse me lire à cet endroit là. D’ailleurs je n’imagine les gens venir sur le blog que lorsqu’ils sont assis devant leur ordinateur… Avant qu’elle ne mette fin à son blog Esther Ling me mettait des likes dès que je publiais, dans les minutes qui suivaient et parfois les secondes, je n’en revenais pas, doublement, qu’elle aime ce que j’écrivais aussi systématiquement mais aussi qu’elle soit si rapide. J’ai pensé qu’elle passait sa vie devant sont ordinateur et puis j’ai découvert (je sais, je ne suis pas au top des nouvelles technologies) qu’on pouvait avoir accès à internet avec un téléphone…. Enfin, un smartphone. L’altruisme, une utopie ? Pas du tout, regarde tout ces gens qui sont engagés dans des causes humanitaires bénévolement ou dans leur travail pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Tu me diras peut-être qu’on est tous dans besoin et tu n’auras pas tord. « … le besoin de consolation que connait l’être humain est impossible à rassasier. » Stig Dagerman. Tu trouveras le texte entier sur Beauty will save the world, il vaut le déplacement.

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      4. J’irai lire ce texte…
        Je sais bien que nous avons besoin de cela, pour envisager une économie plus positive, plus altruiste, pour avoir une plus grande justice sociale, moins d’inégalités et, surtout, surtout, surtout, pour préserver le sort de milliards et de milliards de générations à venir 😀

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    1. Etre charitable ne dépend pas de l’aisance materielle, en tout cas pas toujours, pas besoin avoir gagner au loto pour aider une personne âgée à traverser une route. Je joue du double sens de « niveau de vie ». L’explication te va ?

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  1. Excusez-moi d’entrer dans votre discussion fort intéressante. Si j’ose me faire l’avocat du diable, puis-je te poser une question Vincent? tu aimes les questions alors tu ne m’en voudras pas j’espère.
    Voilà, tu dis : »Je pense que le plus haut niveau de vie, c’est d’être capable de faire le sacrifice de soi-même pour sauver quelqu’un, le geste de charité ultime. Donner sa vie comme on dit.  »
    Ma question provocante bien entendu ; serais-tu capable de donner ta vie pour l’assassin de ton enfant?

    Bon, encore une question : serais-tu capable de sacrifier non pas ton corps, mais ce que tu as de plus important dans ta vie? Non pas un bien matériel, mais un bien « spirituel »

    Sinon, qu’est-ce le don de soi?

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    1. Oui, j’aime les questions ou plutôt, je n’aime pas quand on reproche aux gens d’en poser. Libre à chacun de répondre ou non aux questions qu’on lui pose.
      Je ne prétend pas dans la phrase que tu cites que je sois en mesure d’être altruiste au point de donner ma vie. Je dis que c’est le plus haut niveau de vie. Pour moi, tendre vers l’absolu c’est aller vers ça, l’altruisme. Pas pour répondre à un ordre moral, tel que celui que l’on entend au catéchisme mais c’est parce que c’est ce qui nous rend heureux. Salir Keïta chante une très belle chanson dont le refrain et très court et d’une limpidité redoutable, « ça fait du bien d’être amoureux, aimer, heureux ». Pour en revenir à ta question, je suis quelqu’un d’assez colérique, j’ai la violence à fleur de peau, alors si un tel malheur m’arrivait je crois je serais capable du pire, pour bien moins que ça d’ailleurs. J’ai du chemin à faire avant d’atteindre ce niveau de vie. Par contre si il s’agissait de défendre une de mes filles d’un danger, je serais capable de donner ma vie, sans aucun doute. De la même manière si je pouvais endurer leurs souffrance à leur place je le ferais. C’est un peu ce que l’on fait quand on s’inquiète du sort des gens, quand on pose la question « Ca va ? », sincèrement s’entend, on se propose de prendre un peu de la douleur de l’autre. Elle est bien cette chanson de Camille, « Je vais prendre ta douleur ».

      Je ne sais pas où j’ai lu ça, je regrette de ne pas avoir fait un copier-coller, mais il y avait un écrivain qui disait que si la poésie ne nous rendait pas plus sensible au malheur d’autrui alors elle ne servait à rien. Nous rendre plus humain quoi. Quelque chose comme ça. Je vais essayé de me retourner les méninges pour retrouver cette citation mais avec tout ce que j’ai lu pendant les vacances, ça va être dur !

      Pour ce qui est du don de mon corps, j’avais une vanne à une époque, quand le sujet portait sur le don d’organe, je disais que ça ne me posait pas de problème, qu’on pouvait tout me prendre, j’avais juste deux requêtes, pouvoir choisir celle qui opérerait et l’heure de l’opération, je suis plutôt du matin.

      Le don de soi ??? Bon, en fait, je pense à un truc en lisant cette question, je pense à l’abandon de soi, quand on ne se préoccupe plus de soi, non pas qu’on se néglige mais qu’on s’efface, non pas qu’on se rabaisse, mais qu’on disparait comme quand on écrit, quand il nous semble que les mots qui viennent ne sont pas de nous, qu’une présence parle en nous, il y en a qui parle de muse. En tout cas, c’est un moment extatique. Sais-tu que extase, signifie « être en dehors de soi-même » ?

      Voilà pour les questions. A mon tour, le plus haut niveau de vie, c’est quoi pour toi ?

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      1.  » le plus haut niveau de vie »,,, je ne sais pas trop. je pense plutôt à agir au plus juste, bien que chacun puisse y mettre sa propre interprétation du mot  » juste ». Se demander si j’agis pour mon bien ou le bien de l’autre. On peut se croire altruiste et ne vouloir faire du bien qu’à soi-même, sans prendre en considération le souhait de l’autre personne. « C’est pour ton bien » était une excuse pour justifier la maltraitance. Je me souviens que, enfant, dans les petites classes, l’élève puni devait remercier pour s’être fait tirer les cheveux « parce que c’était pour son bien ».
        Probablement que les enseignants pensaient réellement qu’ils agissaient pour le bien des enfants. Je trouvais ça pervers et ça me révoltait sans vraiment comprendre pourquoi. Alors? se poser prioritairement la question du respect. Il n’y a pas de réponse monolithique, c’est une remise en question continuelle en fonction de la situation, du contexte. Je pense que dans notre monde il n’y a pas d’absolu possible, il n’y a qu’une démarche constante de progression. Faire de son mieux, avec le plus d’honnêteté et savoir qu’on n’arrivera jamais à la perfection mais continuer quand même. Savoir que vivre c’est mourir un jour et vivre malgré cette échéance, si possible avec un peu de joie 🙂

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      2. J’avais parlé d’une citation hier que j’avais égaré, en la cherchant j’en ai retrouvé une autre qui dit quelque chose qui s’en rapproche ;

        L’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité… C’est en somme le sujet de l’histoire du Graal. Seul un être prédestiné a la capacité de demander à un autre : quel est ton tourment ? Et il ne l’a pas en entrant dans la vie. Il lui faut passer par des années de nuit obscure.

        (lettre au poète Joë Bousquet, 1942)

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      3. Drôle de coïncidence, je te lis alors que je viens de publier un tanka dans lequel il est justement question de la joie. En même temps, la probabilité pour qu’il en traite était forte ; la joie, le graal.

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