Faux départ

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Georges Seurat, Les pécheurs à la ligne, 1883

Allongé dans son lit comme s’il était mort,
Les mains sur la poitrine et les paupières closes,
Après une carrière on ne peut plus grandiose,
Le chirurgien s’endort sans le moindre remord.

Il était temps pour lui de tirer sur le mors,
À soixante-ans passés la retraite s’impose.
Le reste de sa vie il l’imagine en rose,
Tout au bord d’un étang pour bien voir si ça mord.

Dès le lever du jour, le voilà sur la brèche,
Armé de sa patience et de ses cannes à pèche,
Il goûte des oiseaux le joyeux récital.

Soudain un bouchon plonge entrainant une gaule,
Voulant la rattraper l’homme perd tout contrôle
Et reprend la route qui mène à l’hôpital.

 

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