Sous un regard

– C’est Piero Aldobrandi, prononça comme pour elle-même Vanessa d’une voix haute. Tu ne savais pas qu’il était à Maremma ?
Elle ajouta d’une voix changée :
– Tu l’aimes, n’est-ce pas ? C’est une chose merveilleuse. Ici, on se sent vivre sous un regard.

Julien Gracq, Le rivage des Syrtes, édition José Corti, p 108.

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2 réflexions sur “Sous un regard

    1. Oui, je suis en plein dedans. C’est bluffant, chaque phrase est une pièce d’orfèvrerie. Il faut s’habituer parce qu’elles sont souvent longues. Au début ça m’a surpris, il me fallait repartir à leur départ parce que je perdais le sens en route, mais au bout d’un moment on comprend qu’il faut prendre son souffle. Beaucoup de descriptions, paysage et états d’âmes. Pour l’instant il ne se passe pas grand chose, enfin si, mais c’est une action toute intérieure, comme dans le désert des tartares que j’ai lu au lycée, il y a plus de trente ans maintenant mais je garde le souvenir de cette atmosphère d’attente, semblable à celle de ce livre, on dirait parfois qu’ils s’inventent un ennemi pour rompre l’ennui, pour maintenir quelque chose, ne pas être face au vide, l’ennemi est dans ce sens un ami.

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