Le fascisme

Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d’un idéal collectif suprême. À la fois révolutionnaire et conservateur, il s’oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l’État libéral garant des droits individuels. Issu de diverses composantes de la philosophie européenne du xixe siècle, le fascisme a trouvé dans les circonstances économiques et historiques de l’après-première guerre mondiale le contexte qui lui a permis d’accéder au pouvoir, d’abord en Italie dans les années 1920 avec Mussolini, puis sous une variante accentuée, militariste et terroriste, en Allemagne dans les années 1930 avec le nazisme et Hitler.

Le terme fascisme (prononcé [fa.ʃism], calque de la prononciation italienne [faˈʃizmo] ; ou plus rarement [fa.sism]) s’applique au sens étroit à la période mussolinienne de l’histoire italienne et au sens large à un système politique aux caractéristiques inspirées par l’exemple italien mais qui a pu prendre des aspects différents selon les pays. Des débats existent entre les historiens quant à la qualification de certains régimes (France de Vichy, Espagne franquiste…). La différence entre fascisme et totalitarisme fait l’objet de nombreux débats.

Niant l’individu et la démocratie au nom de la masse incarnée dans un chef providentiel, le fascisme embrigade les groupes sociaux (jeunesse, milices) et justifie la violence d’État menée contre les opposants assimilés à des ennemis intérieurs, l’unité de la nation devant dépasser et résoudre les antagonismes des classes sociales dans un parti unique. Dans le domaine économique, l’état conduit une politique dirigiste mais maintient la propriété privée et capitaliste.

En même temps, il rejette la notion d’égalité au nom d’un ordre hiérarchique naturel : il définit un « homme nouveau », un idéal de pureté nationale et raciale qui nourrit en particulier l’antisémitisme, l’homophobie, l’exclusion des personnes atteintes d’un handicap et exalte les corps régénérés ainsi que les vertus de la terre, du sang et de la tradition, tout comme il affirme une hiérarchie entre les peuples forts et les peuples faibles qui doivent être soumis. De façon générale, le fascisme exalte la force et s’appuie sur les valeurs traditionnelles de la masculinité, reléguant les femmes dans leur rôle maternel. Il célèbre dans cet esprit les vertus guerrières en développant une esthétique héroïque et grandiose.

Révélateur d’une crise de la modernité et luttant contre le sentiment de décadence de la civilisation, le fascisme s’appuie aussi sur la mystique romantique du passé et sur l’émotion collective qu’il met en scène dans la théâtralité dynamique d’une religion civile (culte du chef, uniformes, rassemblements, propagande) et suscite ainsi une fascination idéologique et esthétique avérée.

Dans son acception la plus large, le terme est employé pour disqualifier l’ennemi politique (par exemple par les Soviétiques durant la Guerre froide ou certains partis politiques sur l’échiquier politique dans les démocraties libérales), cependant, le fascisme est encore revendiqué par certaines mouvances d’extrême droite (les néofascistes).

Source Wikipédia

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