Sous la surface

Entre méditer
et écrire il n’y a pas
l’espace d’un songe ;

s’enfoncer dans l’inconnu
qui creuse, pour tournoyer.*

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*“Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse. Oblige-toi à tournoyer.”
René Char, Les Feuillets d’Hypnos.

Où ai-je la tête ?

 

Ce matin, dans l’obscurité de ma chambre, je me dis : « Où sont mes lunettes ? ». J’explore à l’aveugle ma table de chevet et je tombe sur mon portable. Je l’allume et aidé de la lumière de l’écran je cherche mes montures. Ça n’est qu’après avoir exploré de fond en comble les abords de mon lit que je réalise que je les ai sur le nez. À peine me suis-je aperçu de mon étourderie que je me demande : « Où est mon portable ? ». Rebelote, je refais le chemin que je venais de parcourir avant de réaliser que je le tenais dans la main en guise de lampe.