Ma religion

Que ne ferait-on pas pour ne plus s’ennuyer ?
Les choses les meilleures et quelque fois les pires,
Sauver un inconnu ou alors le détruire,
On peut aussi boire jusqu’à en tournoyer.

À être généreux on tend à s’employer
Car nous sommes comblés lorsque les sanglots virent
Grâce à notre entremise au plus beau des sourires,
Pourtant parfois au mal nous allons nous rallier.

On peut vite y céder si on le laisse faire,
Le tenir à distance est de nos vies l’affaire,
Je ne sais toujours pas comment y parvenir.

J’ai tenté de me rendre une fois à l’église,
Mais quand vint le sermon j’ai rangé mes valises,
Prendre la plume à l’air de mieux me convenir.

 

2 réflexions sur “Ma religion

    1. En voilà une bonne question, à laquelle il m’est bien difficile de répondre. J’apprécie cependant beaucoup que tu me la poses. Peut-être me donnes-tu l’occasion d’y réfléchir, ou plus sûrement l’occasion de m’exprimer. On m’en a posé une autre l’autre jour de question à la suite de ce texte,

      https://misquette.wordpress.com/2018/04/02/libre-de-soi-meme/

      Je n’ai toujours pas répondu, « Qu’est-ce qui est mortel en nous ? ».

      En allant rechercher cette question, je viens de me rendre compte qu’il y a aussi un commentaire d’Océan sans rivage que la question que tu me poses intéresserait aussi certainement car ses textes sont emprunts de spiritualité, c’est le moins que l’on puisse dire.

      Ce que je peux dire de but en blanc, c’est que mon texte n’est pas un texte sacré. Ca parait une évidence, tout du moins si l’on retient le sens habituel que l’on donne à ces mots, il n’est pas sacré au même titre que le sont la bible ou le Coran, et les autres. Je dis cela mais ces textes si ils sont sacré pour quelques uns, des millions d’individus, sinon beaucoup plus si on additionne les morts aux vivants, ils ne le sont pas pour tous, dont moi qui me considère comme athée. La particularité de ces textes c’est qu’ils sont sensés porter la parole de dieu. Le mien n’a pas cette prétention, sauf à considérer que je suis dieu, c’est ma parole, mais je ne suis pas dieu, je n’aspire pas à l’être d’ailleurs. J’aspire à être « je » ce qui n’est pas une mince affaire, j’ai l’impression que le devient un peu plus à chaque fois que j’écris. C’est un peu comme si « je » était enfui sous un monceau de phrases dont je devais me débarrasser pour le trouver, faire le vide. Disons plutôt que j’y arrive à chaque fois que j’arrive à écrire, je ressens alors comme une espèce d’harmonie intérieur, une unification mais assez rapidement, de nouveau il me faut me vider pour me retrouver. J’évoque ça ici. J’ai même fait un modèle avec une bougie, un poireau, un verre et un oignons pour mieux m’expliquer ;

      https://misquette.wordpress.com/2015/02/14/175-la-divine-comedie/

      Après cette réflexion, je dirais que mon texte est sacré pour peu que mon lecteur me prenne pour dieu.

      Aimé par 1 personne

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