Le blues du pianiste

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Le Concert (Le Grand Concert, L’Orchestre),  de Nicolas de Staël (1955, huile sur toile, 6 x 3,50 m).

Dans le salon rouge trône un piano Pleyel,
Derrière le clavier on entend le murmure
D’un homme cardiaque qui fait tomber l’armure ;
Un soignant lui a dit qu’il va monter au ciel.

On ne peut lui poser le coeur artificiel
Sensé alimenter en sève sa ramure.
Sa pompe étant déjà en tous points bien trop mûre
Elle peine à jouer son rôle substantiel.

C’était l’ultime espoir, l’échéance s’impose.
Au milieu de ses pleurs, l’ancien marque une pause
Avant de refermer le presque clavecin.

Il sent contre sa joue l’étoffe d’un corsage
Puis, dans l’instant d’après, de sa femme les seins,
Il prend en s’y lovant une décision sage.

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5 réflexions sur “Le blues du pianiste

  1. On accueillerait bien de bon cœur à l’hôtel
    La bonne femme forte et rougeaude et bien mûre,
    Afin d’y pénétrer, sans honte et sans bromure :
    Les secrets de ce corps au fort potentiel.

    Vincent, ce pastiche fort intéressant nous permet gaiement d’évaluer jusqu’où peut aller une écriture émancipée.
    L’œuvre originale émane en elle-même d’un auteur talentueux mais, cette variation sur le même thème, c’est un régal à lire !

    Aimé par 2 people

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