L’écrivain et le chat

capture d’écran
Giavanni REDER

C’est un grand créateur de pièces fugitives
Qu’il publie à l’aube en écrivant le soir,
Une bougie l’aidant, flamme méditative,
Qui lors des coups de vent, vacille dans le noir.

Ses poèmes ont souvent une teneur plaintive
Depuis qu’elle a quitté son luxueux manoir
Faute d’avoir trouvée une oreille attentive ;
Ils faisaient chambre à part, on pouvait l’entrevoir.

L’écrivain se console avec un chat docile,
Lui ne regrette pas le départ de Cécile :
« À moi le doux coussin aux couleurs rouge et or ! »

De l’amour du félin, l’homme éconduit est digne,
Il lui a consacré quelques-uns de ses signes,
Une œuvre en italien qui se lit sans effort.

4 réflexions sur “L’écrivain et le chat

  1. Voir

    https://paysdepoesie.wordpress.com/2020/02/09/dame-nautoniere/

    et pour la traduction du sonnet :

    Por un bacio dato da una bella e grande signora
    Pour un baiser que donna une belle et grande dame

    A un gatto
    À un chat

    Questo scolpito in tela amabil Gatto
    Gustó di bella dea bacio amoroso,
    E al vivo poscia fattone il ritratto,
    Si tien bien custodito, e assai geloso.

    Cet aimable chat qu’a dépeint l’artiste
    Eut de la déesse un baiser très fou ;
    Puis il a posé pour son portraitiste,
    Lui le bon gardien, lui l’amant jaloux.

    Affinchè possa appien serbarsi intatto
    Qual Armellin, che vive timoroso,
    El acció preso non sia, sen fugge ratto
    À stare in bosco, o in luogo più nascoso.

    Et pour que sa vie intacte subsiste,
    Nous voyons l’hermine, un animal doux,
    Qui va s’éloignant de voies et des pistes,
    Cachée dans un bois, ou je ne sais où.

    Cosi tu’ ancora, o Gatto avventurato,
    Serba intatta la bocca e puro il core,
    E à colei pensa sol, che ti ha baciato ;

    Et toi, petit chat, toi l’aventureux,
    Ton museau, ton coeur bien purs tous les deux,
    Pense à celle qui ce baiser te donne ;

    E fà che solo a me permetti amore,
    Che un bacio scocchi e mi riprendi il dato
    Bacio amoroso per temprar l’ardore.

    Et fais que je sois ton unique amour,
    Pour nous embrasser chacun, tour à tour,
    Apaisant l’ardeur où je m’abandonne.

    Cochonfucius

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