L’écrivain et le chat

capture d’écran
Giavanni REDER

C’est un grand créateur de pièces fugitives
Qu’il publie à l’aube en écrivant le soir,
Une bougie l’aidant, flamme méditative,
Qui lors des coups de vent, vacille dans le noir.

Ses poèmes ont souvent une teneur plaintive
Depuis qu’elle a quitté son luxueux manoir
Faute d’avoir trouvée une oreille attentive ;
Ils faisaient chambre à part, on pouvait l’entrevoir.

L’écrivain se console avec un chat docile,
Lui ne regrette pas le départ de Cécile :
« À moi le doux coussin aux couleurs rouge et or ! »

De l’amour du félin, l’homme éconduit est digne,
Il lui a consacré quelques-uns de ses signes,
Une œuvre en italien qui se lit sans effort.