La joie d’être pépère

C’est la première fois que tu es éveillé,
Sans t’abreuver au sein ou crier pour le faire
(L’allaitement te place au rang des mammifères),
Alors que je suis là, par toi ensoleillé.

Dans le creux de mon bras, je te vois essayer
De porter à ta bouche un papier aurifère
(Il n’en a que l’habit, l’aspect, si l’on préfère,
S’il contenait de l’or, je l’aurais cher payé).

C’est Prune qui a pris cette photographie,
À son regard sensible, à coup sûr l’on se fie,
Tantine sait très bien fixer les émotions.

Je ressens comme Hugo, la joie d’être pépère,
Dans un vers sur ce thème (il te plaira, j’espère),
Victor dit que sur terre, aimer est sa mission*.

*Je n’ai point d’autre affaire ici-bas que d’aimer, Victor Hugo (1802-1882), Titre, Je prendrai pas la main mes deux petits enfants, Receuil, L’art d’être grand-père (1847)

Une réflexion sur “La joie d’être pépère

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