La joie d’être pépère

C’est la première fois que tu es éveillé,
Sans t’abreuver au sein ou crier pour le faire
(L’allaitement te place au rang des mammifères),
Alors que je suis là, par toi ensoleillé.

Dans le creux de mon bras, je te vois essayer
De porter à ta bouche un papier aurifère
(Il n’en a que l’habit, l’aspect, si l’on préfère,
S’il contenait de l’or, je l’aurais cher payé).

C’est Prune qui a pris cette photographie,
À son regard sensible, à coup sûr l’on se fie,
Tantine sait très bien fixer les émotions.

Je ressens comme Hugo, la joie d’être pépère,
Dans un vers sur ce thème (il te plaira, j’espère),
Victor dit que sur terre, aimer est sa mission*.

*Je n’ai point d’autre affaire ici-bas que d’aimer, Victor Hugo (1802-1882), Titre, Je prendrai pas la main mes deux petits enfants, Receuil, L’art d’être grand-père (1847)

Un chagrin abismal

Je m’étonne toujours, malgré presque six ans
Que j’ai créé ce blog, que l’on vienne m’y lire.
J’ai tendance à penser que mes petits délires,
Ne méritent que moi, comme sympathisant.

Peut-être cela vient d’un maître méprisant,
Qui, Roi des imbécile, aurait bien pu m’élire.
De ses humiliations, j’ai eu toute la lyre,
Il m’a même battu, ses coups étaient cuisants.

Il est vrai que j’étais un fort mauvais élève,
Faute de ne pouvoir m’extirper de mes rêves,
Mais sa « pédagogie », accentuait le mal.

Votre fidélité, infiniment me touche,
Même si c’est pour moi, que de ces vers, j’accouche :
L’écriture m’extrait d’un chagrin abismal.

Le bilan

Il me faudra bientôt reprendre le travail,
Dans quatre jours à peine, je devrais m’y remettre.
Je tire le bilan un peu avant la lettre,
De ces grandes vacances, en rentrant au bercail :

Avant que d’emprunter ce chemin fait de rails,
J’ai longé à vélo sur des routes champêtre,
Un fleuve sinueux, sur cinq cent kilomètres,
Avec du randonneur, le parfait attirail.

Ce bon moment dura à peu près deux semaines,
Après quoi j’ai rejoins un montagneux domaine,
Ce fut un peu moins long, mais également bien.

J’ajoute que ma femme et une de mes filles,
Étaient là et souvent, des amis, la famille…
Aussi à ces congés, je n’enlèverais rien.

Augustin,

CC08DDCF-8BA2-40B6-9612-D41DBBCBA1C6

Nous avons bien dîner, un délicieux Kebab,
Agrémenté de frites et d’une sauce blanche,
Tout cela fait maison (on relève nos manches !),
Le dîner fut copieux, il y avait du rab.

Je m’étais délecté de ce plat de nabab,
Quand j’ai vu ta maman te porter sur sa hanche,
Pour ne pas que des pleurs à nouveau tu déclenches,
Ton poids blessait son dos, c’est pas un baobab.

Quelques instants plus tard, je prenais la relève,
Mais une fois sur moi, tu mis fin à la trêve,
Pauline m’expliqua qu’il fallait trottiner.

J’appliquais aussitôt la recette miracle,
Bientôt tu t’endormis, attendrissant spectacle,
Et enfin dans ton lit, je t’ai acheminé.