Malicieuse Mirabelle

« Si je souhaite durer, il faut que je me cache,
Les vieux voudront ma peau, ma chair et puis mon sang,
Quand le jet de mes pis ne sera plus puissant,
Et dire qu’ils s’insultent en se dénommant « vache » !

Il faut que le soutien de quelqu’un je m’attache,
Pourquoi pas l’apprenti qui livre des croissants,
Son sourire à ma vue est toujours ravissant ? »,
Fomente Mirabelle alors qu’au parc, elle mâche.

Le dimanche suivant, le mitron généreux
La retrouve enfoncée en un endroit terreux,
Semblant lui adresser, de l’aide, la supplique.

En entrant dans le pré, il ouvre le chemin
Au bovin malicieux qui à sortir s’applique,
Hélas, le lendemain, il est repris en main.