S’aimer soi-même

J’aime quand on trouve mes textes réussis,
Quand, pour autrui, mes rimes agréablement sonnent.
Bref, dès lors que les vers que mon esprit façonnent
Donnent au lecteur l’envie de me dire merci.

J’ai l’impression alors, d’être à ma place ici,
Et n’ai plus de reproches à faire à ma personne,
Par exemple « Tu es idiote et mollassonne »
(Je la considère le plus souvent ainsi).

C’est d’ailleurs cet état qui me mène au poème,
Pour peu que j’en trouve un et à nouveau je m’aime,
L’éclaircie est brève, c’est pourquoi j’écris tant.

De cette réflexion, on ne peut que déduire,
Que c’est moi, le premier que j’essaie de séduire,
De ne pas se haïr, vivre, nécessitant.